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4 jours à Séville, une escapade pleine de surprises !

4 jours à Séville, une escapade andalouse pleine de surprises !

Comment résister à l’appel du vol direct pour Séville, le temps d’un grand week end ? Je n’y étais d’ailleurs pas encore arrivée que je m’imaginais déjà revenir en Andalousie, sur un séjour un peu plus long pour aller visiter Cordoba et Grenade.

A Séville, j’ai eu des hauts et des bas, la météo se l’est jouée capricieuse, mais m’a quand même laissé entrevoir des monuments magnifiques, des jolies petites rues, visiter les arènes et faire quelques chouettes rencontres ! Allez, on y va !!

Claironyva - Séville - Place d'Espagne

 

1ère journée courte mais pleine d’émotions avec une belle vue sur Séville au coucher du soleil

Arrivée et installation dans mon quartier : la Macarena !

Ah la Macarena, une chorégraphie bien connue, toute ma jeunesse… Mais même si l’envie d’esquisser un petit pas de danse me prend, il faut dire que je suis d’abord pressée de rejoindre mon studio loué avec Airbnb qui se trouve à 20 minutes de marche de l’arrêt de bus final de la navette aéroport. Je vous invite d’ailleurs à ne pas louper la fin de cet article pour retrouver toutes les informations et le budget de ce grand week end à Séville !

Avec un vol en milieu d’après-midi, j’arrive au studio à 17h45, où je suis super bien accueillie par mon hôte Silvia ! Elle a pris le temps de m’expliquer quoi faire dans les environs et me suggère quelques endroits où manger. Nous sommes donc dans le quartier populaire de Séville au nord du centre-ville, un endroit vivant, près d’un joli marché couvert. J’ai pu visiter toute la ville à pieds, même sans réellement être dans le cœur du centre.

Claironyva - Airbnb - Quartier la Macarena

Coucher de soleil au Metropol Parasol

Vers 18h30, je quitte mon appart super mignon pour aller admirer le coucher de soleil depuis le Metropol Parasol, aussi appelé, « le champignon ». C’est une œuvre architecturale moderne en bois qui tranche plutôt pas mal dans le quartier et est devenue un des symboles de Séville.

Il me faut à peine 5 minutes pour rejoindre le Metropol Parasol, l’entrée pour l’ascenseur se trouve en sous-sol, c’est également là que vous pourrez voir des vestiges archéologiques. Mon objectif à moi, c’était de grimper, je dépense donc 3 euros et obtient 1 euro de réduction sur le bar (où je siroterai une sangria à 2 euros après ma balade).

La vue est juste superbe, il n’y avait pas grand monde, nous sommes à la mi-mars et hors vacances scolaires. J’aperçois tout plein de clochers, et les toits de la cathédrale au loin. Au fur et à mesure que le soleil se couche, je ne peux m’empêcher de prendre photos sur photos, même si un gros nuage noir au loin vient nous gâcher un peu la fête.

J’aperçois aussi une tour, seule, plantée là comme si elle s’était perdue, je crois qu’elle n’est d’ailleurs pas vraiment très appréciée des Sévillans, on peut comprendre pourquoi !

Une fois que j’ai fini ma sangria, la nuit est bien tombée et je profite des éclairages pour refaire une petite photo !

Claironyva - Séville - Metropol Parasol Coucher de soleil

Repas du côté d’Alameda, le quartier parfait pour manger et prendre un verre le soir !

Mon estomac crie famine, alors sur les conseils de Silvia, je me rends au restaurant Arte y Sabor, du côté de Alameda, également à 5 minutes à pieds du studio. C’est un restaurant vegan et végétarien friendly, qui a bonne réputation. Au moment où j’arrive, une table de 2 se libère à l’intérieur, c’est bien ma chance car plus tard, les gens feront la queue à l’extérieur ! Le cadre est agréable et la carte alléchante, avec des prix plutôt raisonnables. C’est les vacances, alors même en étant en solo, je commence par commander un tinto de verano pour l’apéro ! Pour la suite, je me choisis quelques tapas : des croquetas de bacalao, des falafels et des tempuras de légumes et crevettes. Autant vous dire que j’avais le ventre plein, mais je trouve quand même la place de me caler un brownie au chocolat pour au total : 15,30 euros de note !

Si vous avez le cœur à la fête, tout autour de Alameda de Herculès : une grande esplanade délimitée par les statues de César et Hercule, vous trouverez de nombreux bars. Dans mon cas, direction dodo car demain une rude journée s’annonce !

2ème journée : grandes expectations et petites déceptions, du Real Alcazar à la Cantina, quand Séville est sous la pluie, voire même, la tempête !

Visite du Real Alcazar de bon matin, comme une envie de revoir les épisodes de Game of Thrones

C’est sous la pluie que je pars ce matin-là, heureusement, j’avais prévu le coup avec un mini parapluie. Sur les conseils de pas mal de monde, j’avais réservé la visite sur Internet ce qui a ses avantages et inconvénients. L’avantage certain, c’est le temps gagné à faire la queue, il y avait déjà du monde malgré le temps maussade 20 minutes avant l’ouverture des portes. L’inconvénient, c’est qu’une fois qu’on a réservé, on ne peut plus modifier. Hors, quatre jours avant, la météo me disait que ce serait le plus beau jour du week end… et elle a changé d’avis l’avant-veille en décrétant que ce serait la journée la plus pourrie du week end.

Après m’être cramponnée au parapluie sous une pluie torrentielle juste avant l’ouverture du Real Alcazar, je savoure enfin la beauté des lieux. C’est un vrai labyrinthe de cours intérieures charmantes, et je me dégote un patio avec un banc tout mignon contre un mur d’azulejos où personne n’a encore mis les pieds de la journée.

Alors ni une ni deux, je sors mon trépied que je me trimballe à chaque voyage sans jamais l’utiliser, et je me dépêche de me faire un selfie en mode avancé… Je suis plutôt mauvaise en selfie avec le téléphone, et le trépied est quand même un super ami quand vous voyagez en solo et que vous n’osez pas trop demander au gens de vous prendre en photo.

Ceci étant fait, je me retrouve vite dans The Patio, celui le plus joli du Real Alcazar, et ça en jette !! J’enchaîne alors des pièces recouvertes d’azulejos et de belles décorations, mais je suis en fait à la recherche de quelque chose : les jardins !

Ces fameux jardins dont j’ai pu voir la beauté dans GOT et moultes photos un peu partout sur le net. Le point d’orgue de la visite si je puis dire, me restera complètement inaccessible. Là est la grosse déception de la journée, à cause du vent, les jardins sont fermés, et aucune indication à l’entrée à ce sujet : surpriiiise ! C’est donc un peu, non en fait c’est carrément la douche froide, je n’en verrai qu’un petit bout à travers les grilles.

Pause réconfort et balade le long du Guadalquivir alors que la tempête frappe Séville

Alors à la question que faire à Séville lorsque qu’il pleut, je répondrai : la même chose que quand il ne pleut pas mais avec un parapluie ! Enfin pour en arriver à cette conclusion, j’ai commencé par me poser dans un café à 11h pour un chocolate con churros, ça aide toujours à se remettre les idées en place !

Le long du Guadalquivir jusqu’à la Plaza de Armas : on y va !

Cette balade m’entraîne jusqu’à la Torre del Oro, dans laquelle je pensais pouvoir monter. Mais ce sont les pompiers qui y font un exercice ce jour-là, pour le coup ils testent aussi les conditions pourries. Mon parapluie commence à se retourner coup sur coup, non seulement c’est le déluge mais en plus, le vent s’en mêle ! Je pense que mon parapluie a du se retourner une trentaine de fois et le soir même je lui ferai mes adieux.

Sans m’en rendre compte, je dépasse les arènes, que j’avais dans l’idée de visiter… Avec ce temps j’ai totalement la flemme de faire demi-tour et je continue jusqu’à la plaza de Armas, terminus du bus express de l’aéroport et également superbe site pour admirer des graffs.

C’est l’heure de la pause Street Art !!

Avant même de traverser le pont, quelques œuvres se dessinent, et même si les éléments se déchaînent, je suis aux anges ! Plusieurs styles se partagent l’espace. L’œuvre majeure est celle d’un enfant endormi qui est à tomber, au-dessus de lui, une sorte d’ange démoniaque, je prends tout mon temps pour faire les photos avant de faire une pause séchage au studio.

Claironyva - Séville - Plaza de Armas - Street Art

 

Repas, rencontres et bonne ambiance à la Cantina

Toujours sur les conseils de mon hôte, je file à deux pas de l’appartement pour aller manger à la Cantina, une des échoppes du marché couvert. Malgré le mauvais temps, il y a foule, il faut dire que nous sommes un samedi. Je commande des croquetas avec une mini tortilla et un peu de fromage, sans oublier un tinto de verano. Je teste même le vin d’oranges, c’est liquoreux et moi qui aime le vin doux, j’adore. L’ambiance y est bon enfant et j’exerce mon espagnol avec un couple calé juste à côté de moi au comptoir. Je passe quasiment tout l’après-midi là-bas, il faut dire que l’on voit des trombes d’eau tomber sur la place, alors pourquoi bouger ?

Le soir, je réserve mon billet pour visiter la cathédrale le surlendemain et sors l’imprimer dans un cybercafé car apparemment, l’avoir sur le téléphone ne suffit pas. J’en profite pour prendre à manger chez un indien à côté.

3ème jour : quand Séville se la joue ascenseur émotionnel

Parcs fermés, place d’Espagne aussi, la matinée commence bien…

Ce matin-là, je me lève à 7h30 pour être le plus tôt possible à la plaza de España parce que la météo indiquait qu’on allait avoir un peu de soleil une partie de la matinée. Et en effet, sur le trajet, je profite d’un peu de ciel bleu ! Mais avant même d’atteindre mon but, les nuages commencent à prendre place. Il faut 30 minutes de marche pour rallier la Place d’Espagne depuis le quartier de la Macarena.

Enfin j’y arrive, et je trouve les grilles closes. Comme moi, quelques touristes se posent des questions. Mon hôte m’avait prévenue de la fermeture des parcs à mon arrivée à cause du mauvais temps prévu, mais je pensais que seule la journée de la veille était concernée. Niveau communication par contre, impossible de trouver l’info sur internet, pas un panneau devant les grilles… Dommage.

Comme je suis de nature plutôt persévérante, je fais même le tour de l’immense parc en pensant que le musée d’archéologie ou des coutumes seraient ouverts, mais non… c’est bien dommage encore une fois, surtout que l’air de rien ça fait une trotte ! J’admire donc les bâtiments depuis l’extérieur, ils avaient servi lors de l’Exposition de 1929 et sont vraiment magnifiques.

Du coup, je me suis sentie vraiment démoralisée : pas de jardins au Real Alcazar la veille, pas de Plaza de España, les joyaux de la ville de Séville sur lesquels je misais pas mal.

L’ascenseur commence à grimper aux Arènes de la Maestranza

Séville ne compte pas me laisser d’humeur maussade bien longtemps, car c’est bien plus que le Real Alcazar et la Place d’Espagne. Je file donc visiter les Arènes, considérées comme l’une des plus belles arènes au monde.

Elles ont été construites à partir de 1761 et achevées 120 ans plus tard ! Les arènes peuvent accueillir 12 000 spectateurs, je me contente d’une visite car je ne suis pas vraiment branchée corrida. Sachez que pour 8 euros, vous disposerez de votre ticket d’entrée et d’un audioguide compris. Tout commence par des salles d’expositions : peintures, sculptures, costumes, maquettes, vous saurez tout de ce lieu emblématique de Séville.

Le petit bonus pour moi, l’autorisation d’utiliser mon trépied dans l’arène, histoire de m’immortaliser sans embêter les autres touristes (ou être déçue du cadrage). Cette visite m’a reboostée ! Et alors qu’il n’est que 11h30, j’ai déjà faim… Comme les Espagnols ne mangent pas avant au moins 13h, je me mets en quête d’un chocolate con churros.

 

Le joli petit marché couvert de Lonja del Barranco

Alors que j’aperçois un kiosque vendant des churros avec un chocolat chaud, je ne peux m’empêcher de m’approcher du marché couvert situé juste à côté. J’y étais passée devant la veille, mais j’étais trop occupée à tenter de maîtriser mon parapluie.

Plutôt que de me laisser aller à la gourmandise, j’entre dans le marché. Il est adorable avec des stands pour tous les goûts. Tout n’est pas encore ouvert, mais les stands se mettent en place, et j’en repère un qui propose un risotto de champignons, je suis fan et en plus j’ai vraiment envie de manger quelque chose qui ne soit pas frit !

Je me suis donc régalée, toujours avec un tinto de verano qui m’a aidée à patienter ! Le risotto valait le coup : 11€ et avec de vrais champignons entiers dedans.

Claironyva - Séville - Mercado Lonja del Barranco

Traversée du Guadalquivir à la rencontre de lieux moins touristiques à Séville

Le Pavillon de la Navigation

Même si dans un coin de ma tête j’ai envie de retourner voir si la place d’Espagne est ouverte, je préfère traverser le Guadalquivir en direction du Pabellon de la Navegacion. J’avais lu dans mon guide Un Grand Week End à Séville que l’entrée coûtait 4,9€ et qu’il s’agissait d’un grand espace culturel pour entrer dans une aventure maritime et au final monter dans la tour mirador pour avoir une belle vue sur la ville. Bon, j’ai du mal tomber ou alors, ils se sont un peu plantés dans le bouquin car ce jour-là, c’était une grande exposition dédiée à Van Gogh. Ca avait l’air très intéressant, avec des reproductions grandeur nature de peinture, sauf que le prix était de 13€. Je n’avais déjà pas fait le pas à Amsterdam d’aller visiter son musée, donc cette fois encore, j’ai passé mon chemin.

 Le CAAC : Centro Andaluz de Arte Contemporano

Le soleil est de retour et j’arrive dans ce lieu chargé d’histoire. Au commencement, c’était un monastère, puis ce fut une fabrique de céramiques, et enfin, un musée d’art !

Avant même d’entrer à proprement parler dans l’enceinte du musée, vous pouvez vous balader dans les jardins. Puis près de l’entrée, une œuvre attire mon attention. A vrai dire, il faudrait vraiment être distrait pour ne pas la voir ! Il s’agit d’une sorte de géant coincé à l’intérieur d’un bâtiment, vous en voyez la tête à une fenêtre et son bras sort par une autre. Et là, j’ai eu une idée : celle de m’intégrer dans ce tableau ! Le trépied me fut encore une fois utile, même si au final, l’aide d’une gentille dame fut essentiel à la réussite de mon petit projet !

Le musée coûte 1,80 euros, ce qui permet de voir les cheminées dans la cour intérieures. Une seule expo sur trois était ouverte, j’ai eu un peu de mal à comprendre car mon esprit artistique n’est pas vraiment super aiguisé. Si vous avez du temps sur Séville, je dis pourquoi pas, sinon, je pense qu’il y a quand même de quoi faire en ville qui vaut plus le coup, comme visiter des palais, ce que je n’ai pas fait au final (une 2ème visite s’imposera).

Claironyva - Séville - CAAC

Direction les remparts du quartier Macarena, c’est la journée « grand tour de Séville » au final !

Je pense que j’ai bien dû marcher 20 kilomètres ce jour-là, mais aucun regret car sous le soleil et sans vent. Je disais donc : les remparts ! De beaux vestiges que l’on peut longer, avec deux ou trois tours en bon état. Dommage qu’on ne puisse pas y grimper !

Une porte se trouve en face de la Basilica de la Macarena qui vaut totalement le détour. En pleine préparation de la Semana Santa, des chars pour la procession sont exposés ! Je suis du coup entrée dans une autre église un peu plus loin pour en voir d’autres.

Quand je vous parlais du grand tour de Séville : goûter dans le centre

Point fatiguée, mais un poil affamée à l’heure du goûter, je décide d’aller me déguster un petit quelque chose à la Campana, une des plus anciennes pâtisseries de la ville. Pour commander, il faut choper un bout de comptoir : sur la droite de la pièce si vous voulez aussi une boisson et sur la gauche sans boisson. Pas pressée, je suis restée à droite et me suis commandée un chocolat chaud et une pâtisserie typique de la Semana Santa : la torrija. C’est l’équivalent du pain perdu mais bien baigné dans du miel, j’ai bien aimé !

 

Plaza de San Francisco et Plaza Nueva

Je me retrouve un peu au hasard Plaza de San Francisco, où des gradins sont déjà installés pour les événements de la semaine Sainte. Alors let’s go de l’autre côté, sur la Plaza Nueva avec l’entrée de l’hôtel de ville et tout plein de bâtiments super jolis. C’est le week end, il fait beau, les gens sont de sortis et les musiciens aussi. Je reste environ 45 minutes à écouter un groupe qui joue superbement bien.

J’apprécie toujours autant l’architecture de nombreux bâtiments de la ville, des petits immeubles aux balcons fleuris aux belles bâtisses imposantes du centre.

Et pour finir cette journée riche en émotions et en kilomètres marchés, je grimpe (enfin je prends les escalators) jusqu’au dernier étage du centre commercial le Corte Ingles pour faire quelques photos de la vue depuis leur rooftop. Je suis un peu trop en avance pour le coucher du soleil mais je profite bien quand même le temps de quelques clichés alors que le soleil commence un peu à décliner.

Un accueil chaleureux et une bonne cuisine au Fullero : mon restaurant coup de cœur du voyage

On est dimanche soir et le quartier est calme. J’avais repéré le restaurant El Fullero la veille et un petit tour sur le net m’a permis de voir qu’il avait bonne réputation, du coup, même s’il est complètement vide ce soir-là, j’y vais !

L’accueil est excellent, le serveur Flavio repère mon accent français et tente de tout m’expliquer dans ma langue. Pour l’apéro, je teste un vin semi-doux, que j’ai beaucoup aimé ! Comme d’habitude, je ne peux m’empêcher de commander des croquetas, qui sont excellentes, je teste ensuite un niguiri andaluz (un maki avec du jambon délicieux) et un cannelloni de queue de taureau soit le mélange italien/andalou, qui fonctionne à merveille.

Pour le dessert, le chef et propriétaire, Jesus, me fait un petit cadeau, je n’ai pas besoin de choisir entre le chocolat et la mangue, j’ai des deux ! Je me suis sentie un peu comme à la maison, d’ailleurs j’y reste boire un coup de plus et en apprend plus sur le restaurant. Son nom, El Fullero, a deux origines, d’un côté, c’est l’homme qui a plus d’un tour dans son sac, peut-être un peu tricheur, difficile de traduire, et d’un autre côté, c’est le nom d’un pirate qui après avoir parcouru le monde s’est arrêté à Séville pour finir sa vie, un peu comme les propriétaires qui ont bien voyagé aussi.

C’est sans suspense que je vous dis que j’y suis retournée le lendemain, je vous en reparle dans quelques paragraphes !

4ème et dernier jour à Séville, de belles visites et rencontres !

La Place d’Espagne, tout une histoire !

Allez ce matin, j’y crois, on est lundi, et je file directement à la plaza de España. Et les grilles sont… fermées !! Je suis déconfite, mais avant de partir, je tente de glaner quelques informations à un conducteur de calèche et je fais bien ! En effet, il me dit de faire un peu le tour et grimper les premiers escaliers que je verrai, pour normalement avoir une vue depuis une terrasse du bâtiment. Et j’ai eu beaucoup mieux ! Une bonne partie de la place avait été ré-ouverte, interdiction cependant de traverser les jolis petits ponts, dont l’accès était barré par des bandeaux orange fluo. Croyez-vous que cela a arrêté les chinois ? Non bien sûr… et bien plus tard, tout le monde les imitait… je me suis abstenue.

Le truc sympa en dehors de l’architecture admirable de la place, c’est la rencontre avec Reuben, un philippin qui bosse en Europe. Nous nous prenons mutuellement en photo, ce qui me permet de ranger mon trépied. Il est super sympa et il se trouve qu’il a visité la cathédrale la veille. Nous nous accordons une pause chocolat (et croissant au chocolat pour moi) et il me file une bonne astuce pour entrer dans la Catedral!

 

La Cathédrale – Catedral – , un incontournable de Séville

Construite à l’emplacement de la Grande Mosquée, elle en conserve le minaret : la Giralda. Une chose est sûre, j’ai bien fait de réserver sur Internet parce qu’il y a une queue de dingue ! Reuben m’explique alors que je dois aller directement parler au garde à l’entrée en doublant tout le monde. Je n’aurais pas forcément osé sans son aide, et hop me voici passée directement à l’intérieur, sans même le passage à la fouille.

Claironyva Séville La Catedral

Le site venait d’ouvrir, du coup, il n’y avait pas encore grand monde à l’intérieur, et c’est monumental ! J’ai pu voir le tombeau de Christophe Colomb ! J’avoue que je ne m’attendais pas vraiment à le trouver à Séville. La suite de la visite tient tout autant ses promesses : des orgues gigantesques, une coupole, le patio des orangers… et surtout j’ai pu grimper tout en haut de la Giralda.

Alors ne vous inquiétez pas si vous n’aimez pas les escaliers, il y a seulement 17 marches pour atteindre le haut de la tour, le chemin qui mène au sommet est en fait une pente ! Ca tire légèrement sur les mollets quand même ! J’apprécie vraiment la vue sur la ville, le Real Alcazar…

Un mystère reste entier pour moi, celui d’une statue que j’ai trouvée assez horrible dans la cour des orangers, peut-être que vous pourrez m’aider à en savoir plus ! Qui est ce curieux personnage ?

Je quitte la Catedral juste au moment où les groupes commencent à entrer, autant vous dire : au bon moment !

L’Eglise San Salvador, un vrai bijou

Je ne suis habituellement pas très églises, mais ceux qui j’ai rencontrés à Séville m’ont tous dit qu’ils avaient trouvé l’Eglise San Salvador encore plus belle que la cathédrale. En plus ça tombe bien, le ticket d’entrée de la Catedral me permet aussi de visiter l’église !

Elle est bien plus petite mais en même temps très impressionnante. Elle est entièrement décorée, les sculptures sont  omniprésentes. De nombreuses personnes sont également à l’oeuvre pour la construction de chars de la procession de la Semaine Sainte, appelés pasos. Cela me permet d’en voir à différents stades de construction. La veille au restaurant, Flavio m’a d’ailleurs donné quelques explications à leur sujet : non ils ne roulent pas, ils sont portés ! Il faut une quarantaine d’hommes pour les porter car ils pèsent plusieurs centaines de kilos !!

Venir à Séville et faire l’impasse sur le Flamenco : j’ai failli !

Mes options pour l’après-midi étaient variées. Le lundi en fin d’après-midi, vous pouvez entrer gratuitement au Real Alcazar, mais c’est un nombre de place limitée et il faut être là au bon moment, difficile de jauger à quelle heure arriver pour être à la caisse au moment de l’heure gratuite.

J’ai eu plus d’informations au point d’infos touristique du marché couvert où j’ai décidé de retourner manger le midi. Les jardins du Real Alcazar étaient apparemment encore fermés, pas d’intérêt pour moi d’y retourner pour le coup. D’ailleurs, le temps se gâte, alors je décide de me réserver une place au spectacle de Flamenco avec l’entrée au musée (24€). Le flamenco est d’ailleurs présent partout en ville, qui le célèbre particulièrement durant la feria qui se déroule en général deux semaines après la semaine sainte.

Claironyva Séville Flamenco

 

Le musée est intéressant, avec des vidéos sur les différents sentiments transmis via le Flamenco, son histoire, ses costumes et le spectacle est un très bon moment, dommage que les photos et vidéos soient interdites !

C’est une bonne activité à faire lorsque le temps n’est pas au beau fixe. Il avait commencé à pleuvoir avant mon entrée dans le musée, et c’est une vraie averse qui m’est tombée sur la tête en sortant !

Fin de séjour au Fullero, discussions sur les processions et bilan de mon séjour à Séville

Comme je vous le disais plus haut, j’ai tellement aimé ce restaurant, à deux pas de mon studio, avec un super accueil et une bonne cuisine que j’y suis retournée pour mon dernier repas à Séville. Nous avons discuté des processions et débattu de leur évolution à un statut de « spectacle ».

Avant, les porteurs des « chars » étaient payés, maintenant, certains payent pour être porteur, il s’agit plus d’être dans le show qu’une procession de foi pour quelques-uns.

Passons à table ! Au menu, des croquetas bien sûr, puis la soupe de poisson et pois-chiches, suivi d’un ravioli épinard au poulet et asperges avec une sauce au foie gras : j’adore ! Le tiramisu, présenté dans un pot de fleurs est également une réussite. Après un verre de vin de plus et une bonne conversation, je les quitte à regret, il est sûr que je reviendrai les voir lors d’un prochain séjour à Séville !

Petit bilan : j’ai déjà envie d’y retourner ! Je n’ai pas pu découvrir les parcs et ne suis pas passée par le quartier Triana. J’aimerais aussi visiter quelques palais et explorer un peu plus l’Andalousie !!

 

Bilan budget

Vols direct Toulouse-Séville : 45€ avec Easyjet

Transferts aéroport : 4€ l’aller, pensez à avoir du cash, l’achat se fait en montant dans le bus.

L’hébergement : j’ai choisi un studio sur Airbnb dans le quartier de la Macarena pour 206€ les 4 nuits (avec des petites choses à manger le matin, jus d’orange, thé et café).

Visites :

Le Metropol Parasol : 3€

Le Real Alcazar : 11€ (réservation en ligne conseillée 10+1 euros de frais)

Les Arènes de la Maestranza : 8€

La Catedral :10€ (réservation en ligne conseillée, contient une entrée pour l’église San Salvador)

Le CAAC : 1,8€

Musée du Flamenco avec le spectacle d’une heure : 24€

Repas :

Arte y Sabor : 15,30€ –  Alameda de Hércules, 85, 41002 Sevilla

La Cantina : 9,60€ – Mercado de la Feria

Desi (naan kebab) : 5€ – Calle Trajano, 45, 41002 Sevilla

Mercado Lonja del Barranco : 13,50€ et 13€ – Calle Arjona, s/n, 41001 Sevilla

Goûter à la Campana : 4,50€ – Calle Sierpes, 1-3, 41004 Sevilla

Dunkin Coffee : 5,10€ – Av. de la Constitución, 27, 41004 Sevilla

El Fullero : 17,30€ et 21,30€ – Calle Calderón de la Barca, 7, 41003 Sevilla

 

Au total, avec un chocolate con churros dont je ne trouve plus le ticket et quelques souvenirs, ce séjour m’est revenu à environ 440€. En partant à deux, ce séjour aurait coûté 100€ de moins soit 340€ par personne en divisant le logement par 2.

 

 

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